
Les vraies questions à se poser avant de s’expatrier en Australie
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Quand on pense à l’expatriation, on visualise souvent une version très “Instagrammable” et glamour de la vie en Australie : des plages dorées, des couchers de soleil à couper le souffle, des barbecues entre amis dans des parcs immenses… Bref, la liberté, le soleil et une vie rêvée à l’autre bout du monde.
Et pourtant, derrière ces images idéalisées, il y a une réalité bien plus nuancée. S’expatrier, c’est aussi tout recommencer. C’est être confronté à des choix lourds de sens, à des deuils silencieux, à des étapes administratives longues et parfois frustrantes.
Avant de sauter dans l’avion pour refaire votre vie en Australie, il est essentiel de se poser les bonnes questions. Celles que l’on n’a pas toujours envie d’entendre, mais qui font toute la différence entre un rêve éveillé… et une grande désillusion.
Voici les 5 grandes questions que l’on aurait aimé se poser avant de partir — et qui, peut-être, vous aideront à y voir plus clair.
1. Est-ce que je suis prêt(e) à vivre loin de ma famille pendant longtemps ?
On en parle rarement, mais l’éloignement est un véritable deuil.
Rater les anniversaires, les mariages, les repas de famille, les naissances… Parfois, c’est en plein été à Melbourne que l’on se rend compte que Noël en famille, ce ne sera plus tous les ans. Et ça fait mal.
Au début, on minimise. On se dit qu’on pourra toujours rentrer "de temps en temps", que les appels vidéo suffiront. Mais avec les années, on comprend que ce manque, cette distance, font partie intégrante de l’expatriation. Il faut apprendre à vivre avec. À faire le deuil de cette présence quotidienne qu’on tenait pour acquise.
2. Est-ce que je suis prêt(e) à recommencer une vie sociale à zéro ?
Quand on débarque ici, on ne connaît personne.
On quitte ses repères, ses cercles d’amis, ses collègues, ses habitudes. Et même si on est sociable, il faut un temps fou pour se créer une nouvelle vie sociale, surtout quand on n’est plus étudiant.
C’est excitant, bien sûr. Rencontrer des gens venus du monde entier, s’ouvrir à de nouvelles cultures… Mais c’est aussi un peu vertigineux. La réalité, c’est qu’on fait énormément de rencontres éphémères : d’autres expatriés de passage, des backpackers qui restent quelques semaines ou quelques mois… Et quand on commence à s’attacher, ils repartent. Alors on recommence. Encore. Et encore.
Il faut être prêt à se sentir seul(e) parfois. À se prendre des vents en essayant de tisser des liens. À essayer, encore et encore. À forcer les choses aussi, parfois. À recommencer, presque en boucle, jusqu’à trouver les bonnes personnes, les vraies connexions, celles qui durent. Parce qu’en expatriation, l’ancrage social met du temps. Mais quand il arrive, il a une valeur inestimable.
3. Est-ce que je veux vraiment m’installer ici… ou j’idéalise juste mes souvenirs ?
On est nombreux à avoir découvert l’Australie en road trip, pendant un PVT ou en vacances.
Et on ne va pas se mentir : c’était incroyable. La liberté, l’aventure, les paysages à couper le souffle, la légèreté du quotidien.
Mais être expat, c’est autre chose. Ce ne sont pas des vacances prolongées.
C’est payer un loyer hors de prix à Melbourne ou Sydney, passer ses soirées à remplir des formulaires pour la reconnaissance des diplômes, se battre pour trouver un emploi stable, comprendre un système de santé et administratif différent, etc.
Il ne s’agit pas de renier la beauté de ce pays. Au contraire. Mais il faut être conscient que la vie ici, c’est aussi du quotidien. Du banal. Beaucoup de banal. Parfois du compliqué. Parfois.
4. Est-ce que je veux construire quelque chose ici… ou juste repousser mon retour ?
Rester “encore un an”, “juste le temps de réfléchir”… On l’a tous fait.
Mais à un moment, il faut se poser la vraie question : est-ce que je veux vraiment faire ma vie ici ? Ou est-ce que je fuis quelque chose ailleurs ?
Construire sa vie en Australie demande des sacrifices, des choix, une vraie implication. Et il faut se demander si ce pays vous attire pour ce qu’il est… ou pour ce qu’il vous permet de fuir.
5. Est-ce que je suis prêt(e) à attendre des mois (souvent des années) pour un visa permanent ?
Les démarches sont longues, techniques, parfois déroutantes.
Il faut être patient, organisé, résilient. On parle souvent des visas comme de simples formalités, mais dans la réalité, c’est un vrai parcours du combattant.
Parfois, on vous demande des papiers que vous n’avez plus. Parfois, les critères changent. Parfois, vous êtes à deux doigts d’abandonner. Mais si vous êtes sûr de votre choix, que vous avez les bonnes infos et un projet solide, ça devient une aventure aussi enrichissante que puissante.
Alors, on part ? Ou pas encore ?
S’expatrier en Australie, ce n’est pas juste changer de décor.
C’est changer de vie. Vraiment.
Si vous vous posez déjà une ou plusieurs de ces questions, c’est que vous êtes peut-être prêt(e) à franchir le cap — ou au moins à commencer à y réfléchir sérieusement.
Et si vous ne savez pas par où commencer, on a rassemblé dans nos guides pour s’expatrier en Australie tout ce qu’on aurait aimé avoir dès le début : des infos claires, actuelles, fiables, basées sur notre propre parcours vers la résidence permanente et le visa sponsor.
Ils sont disponibles dès maintenant sur notre site, dans l'onglet Nos Guides.
Et vous, où en êtes-vous dans votre projet d’expatriation ?
Quelle est la question qui vous bloque encore aujourd’hui ?
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